LA RÉSISTANCE

Dès juin ’40 les forces d’occupation s’efforcèrent de rallier les Belges à leur conception de «l’Ordre Nouveau ». Ils se présentèrent en «protecteurs » des pays opprimés et de la civilisation chrétienne menacée par le judaïsme.

Beaucoup de Belges remarquèrent chez les Allemands des qualités telles que la discipline, la correction et même la serviabilité. L’occupant cherchait manifestement à obtenir la sympathie de la population et allait bientôt y consacrer toute la force de sa propagande.

Les Allemands réussirent à organiser une presse à leur solde ajoutant la force persuasive de la radio et des actualités cinématographiques à la presse écrite.

Les Allemands étaient passés maîtres dans l’art de mettre au service de leur politique les idées les plus sacrées et faisaient appel au bon sens des Belges et à leur attachement à la religion.

Il était indispensable de réagir tout de suite et de faire face à ces attaques habiles de l’occupant avant que la population tout entière ne se laisse berner.

Heureusement que ceux qui voulaient une Belgique libre et qui avaient une influence morale et intellectuelle comprirent très vite qu’ils avaient le devoir d’éclairer au plus vite la population crédule.

La Résistance fut le fait d’une élite issue de toutes les classes de la société. Ces premiers groupuscules s’étoffèrent progressivement et rallièrent à leur cause la masse de la population consciente du mal fait au pays par l’ennemi.

Dans les premiers mois de l’occupation, la Résistance fut occasionnelle et sporadique. Elle se manifestait sous quantité de formes mineures tel que les graffiti, les obstructions…

Ensuite vinrent les journaux et tracts clandestins qui circulaient sous le manteau.

Pour beaucoup de Belges la Résistance fut une expérience individuelle menée parfois jusqu’à l’emprisonnement et la mort.

Jusqu’à la Libération, des individus luttèrent avec leurs propres moyens dans leurs usines, au bureau, dans la rue…

Exemple : les Allemands ayant interdit la manifestation annuelle du 11 novembre à la Colonne du Congrès, la population bruxelloise s’y rendit en grand nombre le 10 novembre 1940 pour y déposer des gerbes de fleurs.

Mais la Résistance effective, celle qui hâta la victoire, fut le fait de groupes organisés ayant des chefs responsables.

Faute de pouvoir citer ici les centaines de résistants qui furent déportés, fusillés, décapités ou tout simplement abattus lors de combats nous nous contenterons, a titre d’exemple, de citer ici un cas qui nous est proche…Marcourt n’étant qu’a un jet de pierre de La Roche.

Céline COLLIN

« Une des plus radieuses figures du maquis des Ardennes au combat. Jeune fille d’une intrépidité peu commune, courrier diligent, pourvoyeuse en vivres de «baraquiers », avait multiplié les missions pleines de périls et les coups d’audace, sauvant maints réfractaires… » (extrait de :Le Livre d’Or de la Résistance)

« Le soir du 8 septembre 1944, revenant de porter un message à un chef de camp, elle rentrait chez elle dans une voiture transportant des munitions. Au village de Marcouray, l’auto se trouva en face d’un char allemand qui ouvrit le feu. Céline fut atteinte de plusieurs balles et mourut peu après. » (extrait de :Le Livre d’Or de la Résistance)

 

CITATION A L’ORDRE DU JOUR

Aux officiers et hommes de toutes les Organisations belges de résistance

Maintenant que le sol de la Belgique est presque libéré, je désire en tant que Commandant en Chef des Forces Expéditionnaires Alliées rendre un sincère hommage aux officiers et hommes des groupes de résistance qui, en exécutant mes ordres, se sont battus aussi brillamment. Ils peuvent être justement fiers d’avoir par leur esprit de sacrifice contribué aussi largement à la libération de leur Patrie….

Dwight D. EISENHOWER

contact : info@batarden.be
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