APRES LA BATAILLE

APRES LA BATAILLE

Au soir du 28 janvier 45, date généralement retenue par les Américains comme étant le dernier jour de la Bataille des Ardennes, les pertes américaines s’élevaient à près de 75.685 hommes, soit 10.733 tués, 42.316 blessés et 22.636 prisonniers et disparus. Ces chiffres ne tenant pas compte des pertes de l’armée de l’air.

Quant aux pertes britanniques, elles se chiffraient à 325 tués, 239 blessés et 969 prisonniers ou disparus.

Les informations allemandes faisant état de la perte de près de 110.000 hommes, répartis en 12.650 tués, 38.600 blessés et près de 58.580 prisonniers et disparus.

A ces chiffres, il faudrait bien entendu ajouter les 2.500 civils tués par les bombardements, et plus de 200 civils massacrés par les unités allemandes à Stavelot, Trois-Ponts, Baugnez, Ligneuville, Noville, Bande, etc…

De plus, il ne faut pas perdre de vue que, dans la zone des combats, plus de 15.000 maisons ont été rendues inhabitables. Des dizaines de milliers de sinistrés vont ainsi vivre de longs mois dans le dénuement le plus complet.

Mais les villes et villages de l’Ardenne meurtrie puiseront dans la liberté retrouvée le courage de reconstruire les ruines.

REFLEXION :

Si personne ne sous-estime l’importance de la bataille pour Bastogne, il y a lieu de s’accorder sur le sens du mot «importance».

Une bataille importante est celle où l’un des adversaires exerce l’effort principal de sa manœuvre en y engageant le maximum de moyens.

Le 16 décembre 44 les Allemands portaient leur effort principal entre Monjoie et Saint Vith. La bataille cruciale qui allait se dérouler dans ce secteur allait aussi décider de l’issue de l’offensive allemande.

Cinq jours plus tard, la ténacité de la défense américaine obligea le commandement allemand à reconnaître que la 6° Armée Blindée de Sepp Dietrich n’atteindrait jamais les objectifs qui lui avaient été fixés.

La résistance alliée entre Montjoie et Saint Vith ayant scellé définitivement le sort de l’offensive pour Anvers, le commandement allemand décida alors de porter l’effort principal de ses troupes sur Bastogne.

Le siège de Bastogne présentera trois éléments significatifs : le «Nuts» du Général McAuliffe à la demande de reddition des Allemands, les ravitaillements par air et la rupture du siège par les troupes blindées du Général Patton.

Pour l’armée et l’opinion publique américaine, le succès de Bastogne faisait suite à une série de revers. Cette victoire eut sur les états-majors, les troupes et les populations des pays alliés un effet bénéfique.

La bataille pour Bastogne prit alors une allure d’épopée, et Bastogne entrait non seulement dans l’histoire mais aussi dans la légende.

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